Où sera construit le parc manga ?
Cergy-Pontoise, dans le Val-d’Oise, est le territoire annoncé. L’emprise exacte devra être confirmée par les documents officiels.
Le précédent Mirapolis
De 1987 à 1991, Courdimanche accueillait déjà Mirapolis. L’ancien site est donc naturellement cité dans les discussions autour du nouveau projet, mais il faut distinguer les rapprochements historiques d’une localisation officiellement arrêtée.
L’ancien site de Mirapolis vu sur les cartes IGN
Cette carte combine le Plan IGN et les photographies aériennes autour de l’ancien parc de Courdimanche. Elle fournit un repère territorial utile pour comprendre les annonces actuelles, mais ne constitue pas une délimitation officielle du futur parc manga.
Fonds cartographiques et photographies aériennes : IGN. Coordonnées centrées sur l’ancien site de Mirapolis.
Comparer le terrain à différentes dates
La carte narrative suivante permet de parcourir plusieurs photographies aériennes : avant la construction de Mirapolis, pendant l’exploitation du parc puis après sa fermeture. Elle permet de visualiser l’évolution du terrain sans supposer que le futur projet réutilisera exactement la même emprise.
Ressource externe hébergée par Ma Carte IGN. Les dates et contenus sont ceux de la carte narrative d’origine.
Accès
Cergy-Pontoise est reliée à Paris par le RER A et le Transilien, avec un accès routier important par l’A15. Les besoins de transport d’un parc de dimension internationale seront toutefois bien supérieurs aux usages actuels et feront partie des enjeux du projet.
Grand Paris Express : un territoire en marge du réseau initial
Il serait inexact d’écrire que le Val-d’Oise est totalement absent du Grand Paris Express : la ligne 17 doit desservir le Triangle de Gonesse, à l’est du département. En revanche, Cergy-Pontoise ne se trouve sur aucune ligne du réseau actuellement programmé. Le Département estime que cette desserte limitée constitue une injustice territoriale et soutient une future ligne 19 entre Nanterre–La Folie et l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.
Pour un parc implanté dans l’ouest du Val-d’Oise, la question centrale resterait donc la robustesse du RER A, des lignes J et L, des correspondances et du dernier kilomètre.
Une occasion d’accélérer les transports ?
Un équipement touristique de dimension internationale pourrait donner au Val-d’Oise un argument supplémentaire pour obtenir des investissements de mobilité. L’enjeu ne serait pas seulement d’acheminer les visiteurs : de nouvelles capacités ferroviaires, des bus express, des pôles d’échanges mieux aménagés et des liaisons cyclables pourraient aussi bénéficier aux habitants, aux étudiants et aux salariés du territoire.
Cette opportunité n’est toutefois pas automatique. Sans engagements publics, calendrier et financement, le projet pourrait au contraire accentuer la saturation du RER A, de l’A15 et des voiries locales. L’évaluation devra donc porter sur la capacité supplémentaire réellement créée, la fréquence des transports en soirée et le week-end, l’accessibilité depuis les gares et la part des visiteurs pouvant venir sans voiture.
Ce qu’une localisation officielle devra préciser
- les parcelles et leur propriétaire ;
- la compatibilité avec les documents d’urbanisme ;
- les études environnementales et la gestion de l’eau ;
- les accès ferroviaires, routiers, cyclables et piétons ;
- le phasage entre les trois parcs, hôtels et équipements associés.